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COVID-19 : oubliées des autorités depuis 180 jours, 5 enseignes sportives bruxelloises s'unissent

COMMUNIQUÉ DE PRESSE


Après 180 jours de fermeture, notre collectif “sport is essential” lance sa pétition petitionenligne.net/sportisessential pour sonner la révolte et son site web pour rassembler la profession et les membres: sportisessential.com !

Nous exigeons deux choses:

  1. L’ouverture des clubs et des salles de sport encadrés sans contact avec protocoles adéquats. Cela en même temps que la réouverture des métiers de contacts ou au plus tard le 1er mars. En effet, rien ne justifie que nous soyons considérés comme plus risqués ou moins essentiels que ces derniers.

  2. Des aides spécifiques, proportionnelles et rétroactives pour les 180 jours soit 6 mois de fermeture effective comme celles perçues par l’HORECA ou la culture.

Le sport est en permanence oublié! Nous sommes dénigrés voire stigmatisés par les politiques et ce, sans apporter la moindre preuve scientifique justifiant les décisions prises. Le sport est pourtant essentiel, pour les dizaines de milliers de travailleurs mais surtout pour les millions de pratiquants en Belgique.

Il est effarant de constater que nous avons été fermés aussi longtemps que les secteurs de la culture, de l’HORECA et de l'événementiel mais que nous n’avons pas reçu, contrairement à eux, d’aides spécifiques.




Jusqu’à présent dans cette crise, le sport reste le parent pauvre !


Des milliers de pratiquants sont livrés à eux mêmes, privés d'interactions sociales, d’encadrement et forcés, pour les plus courageux d’entre eux, d’entretenir tant bien que mal leur condition physique par eux-même. Bon nombre de nos pratiquants font partie de la tranche d’âge à risque (65+) et 45% ont déjà stoppé leur activité sportive par manque de motivation et d’encadrement!

Après l’incompréhension, vient la colère! Faute de pouvoir faire bouger nos adhérents, le secteur des sports encadrés et sans contact décide donc de se bouger et de se mobiliser sous l’impulsion de 5 enseignes Bruxelloises qui ouvrent la voie (Aspria, CrossFit Dansaert, David lloyd, L’Usine et Yoga Room).


Pourquoi devons nous ouvrir?


Dans la gestion de cette crise nous sommes les meilleurs alliés de nos concitoyens et de nos gouvernements car nous sommes capables d’améliorer la santé physique et mentale des belges. En effet, le sport fait partie de la solution, d’autant plus quand il est encadré professionnellement. Nous travaillons sur la santé des gens tout en les gardant dans des environnements contrôlés et protégés.

Non seulement les études démontrent que le sport améliore l’immunité mais en plus, il est avéré qu’un lien fort existe entre le BMI d’une personne et son risque d’hospitalisation suite à une infection de la COVID-19. Le risque d’hospitalisation ne fait pas moins que tripler entre une personne d’un BMI<25 et une personne avec un BMI>35.


Le sport fait donc partie de la solution aussi bien dans la prévention que dans le traitement des patients infectés.

Ensuite, nos protocoles fonctionnent. Fitness.be a calculé une contamination de 0,32 par 100,000 visiteurs et d’autres études européennes plus larges, corroborent cela. Il est également important de noter que l’information qui a circulé dans la presse, pointant les centres sportifs comme lieux de contamination, résulte en réalité d’une mauvaise interprétation des résultats de l’article de Stanford publié dans Nature.


En effet, cette étude extrapole les lieux de contamination probables sur base de données GSM en mars aux USA encore sans protocole. Qui plus est, elle ne compare que des commerces de détail tels que les cafés, restaurants, shoppings, salles de sports, lieux de culte… et en aucun cas ne compare cela avec les autres sphères de contaminations comme la famille, l’école, les transports en commun ou le lieu de travail. Il est essentiel de noter que les conclusions de l'étude ne sont pas de fermer les salles de sports mais bien de diminuer leur taux d’occupation et d’y appliquer des protocoles. Soit exactement ce que nous proposons.


Pourquoi devons-nous percevoir des aides justes?


Pourquoi notre secteur devrait supporter le coût de la crise de façon totalement non-proportionnelle? Notre secteur étant peu visible et mal représenté, nous ne bénéficions d’aucune aide sectorielle spécifique. Pire encore, la cacophonie régionale amène à des disparités énormes dans les aides reçues.


Contrairement à la culture, l’horeca ou l’évènementiel, notre secteur n’a bénéficié d’aucune aide spécifique permettant de tenir une fermeture plus longue, 180 jours au 27 janvier 2021. Pourtant, nous avons été fermés presque deux fois plus longtemps que les autres commerces en 2020 et le sommes d’ailleurs toujours. En 2020 seulement, nos salles et clubs ont été fermés 153 jours soit 5 mois. De plus, nous ne disposons pas d’alternatives; pas de possibilité de click&collect ou autre système de livraison pour survivre.

Enfin, nous sommes un maillon essentiel pour préparer le monde d’après. Un monde où les Belges sont en meilleure santé et prennent soin d’eux. Par-delà la crise de la COVID-19 même, un Belge en forme est un Belge qui coûtera beaucoup moins cher à notre système de santé déjà mis à mal. Non seulement nous sommes un allié pour le bien-être des gens mais également dans la gestion du budget santé du pays qui explose inexorablement.


Les aides que nous devons recevoir pour nos 6 mois de fermeture doivent permettre à un maximum de salle de sport de ce pays de pouvoir reprendre leurs activités suffisamment fortes et saines financièrement. Cela pour pouvoir accompagner un maximum de belges dans les meilleures conditions vers une reprise de l’activité physique qui contribuera positivement de facto à leur santé !


Nous faisons partie de la solution. Laissez-nous travailler, mieux, travaillez avec nous !



Que penses les initiateurs du mouvement :


Corentin Poels Administrateur CrossFit Dansaert:

“En Belgique quand nous entendons le mot sport dans la bouche de nos politiques cela semble faire référence à des garderies pour enfants du mercredi après-midi. Notre secteur professionnel et essentiel emploie pourtant des milliers de personnes et travaille à la santé de toute la population belge. Si l'efficacité des masques, des traitements et même parfois des vaccins est beaucoup débattue, je n’ai encore entendu personne douter que de se tenir en forme puisse ne pas être bénéfique. Certainement pas considérant le profil des patients les plus gravement touchés par cette épidémie. J’en appelle donc aux politiques: Nous pouvons encadrer les gens, les faire bouger en sécurité et les tenir en forme tout cela en assurant une distanciation sociale de rigueur. Alors utilisez-nous ! Laissez-nous travailler.”

Pierre-Yves Romanini Administrateur CrossFit Dansaert:

“Nous sommes également préoccupés par la suppression soudaine de quasi toute interaction sociale, de la solitude, de la détresse et de la dépression qui en découle. Créer et gérer une salle comme l’une des nôtres c’est également gérer sa communauté qui aime à se retrouver pour pratiquer son activité sportive entourée d’amis et de son encadrement professionnel. Il est insensé d’abandonner tous ces pratiquants quand on sait que les protocoles sanitaires mis en place rendent possible la pratique de leur activité habituelle.”

Vincent Espejel, Directeur de L'Usine Bruxelles, Groupe L’Usine Club :

"Nous avons conscience qu'il s'agit d'une situation délicate car inédite. Afin de faire face à cette crise sanitaire sans précédent, le Sport est un outil particulièrement intéressant. Il favorise une bonne gestion du stress permettant d'assurer le maintien d'un métabolisme actif. Il stimule le système immunitaire et favorise la fabrication de nombreuses molécules essentielles à notre équilibre physiologique. A travers ce collectif, nous alertons les autorités sur les difficultés que rencontre le monde du fitness qui ne se limite pas à sa caricature. Des milliers d'employés, d'ouvriers et d'indépendants en vivent. Il est urgent de sensibiliser l'opinion publique sur le peu d'aides significatives apportées aux salles de sport qui représentent pourtant l'un des piliers de la société. Elles sont à la croisée des secteurs sociaux et sanitaires. A notre échelle, nous en subissons tout autant l'impact malgré la bonne réputation des différents clubs du groupe qui proposent aux membres un espace et un service d'hygiène reconnus. Hors procédures internes, chaque membre dispose d'un essui, d'un masque et d'un spray individuel. Et là, cette nouvelle fermeture fin octobre. En espérant que la prochaine étape ne soit pas la combinaison ! Continuons d'adapter collectivement et alors sereinement la notion de vivre-ensemble, dans le plus strict respect des protocoles sanitaires"


Miguel van Ackere Directeur général Aspria Louise et Directeur Spa du groupe Aspria, représentant les 3 clubs Aspria de Bruxelles:

Dès le début de la crise sanitaire, les clubs de fitness ont mis tout en œuvre afin de respecter – voire même dépasser – les recommandations des autorités en termes de sécurité et d’hygiène. En effet, nous avons mis en place un protocole de contrôle très strict de nos membres. Toute personne qui fréquente un club de fitness fait en outre l’objet d’un enregistrement via une Application avant son arrivée mais aussi lorsqu’elle quitte la salle de sport. Cela nous permet de contrôler en permanence le nombre de personnes présentes dans le club mais ces données peuvent également se révéler utiles au cas où un tracing individuel devrait être effectué. D’autre part, il a été maintes fois prouvé que la pratique régulière d’un sport, en ce compris en salle, est bénéfique tant pour le corps que l’esprit. Il n’est plus à démontrer le rôle positif que le sport – de par la production d’endorphine – joue sur le moral des personnes et sur leur mental rudement mis à l’épreuve lors de ce second confinement. Quant à l’activité physique, de récentes études démontrent que les membres adultes qui étaient actifs avant mars 2020 ont diminué leur pratique sportive pour 45% parmi les 65+*, avec toutes les conséquences sur la santé que cette sédentarité engendre. Le sport est essentiel et est un enjeu de santé publique dont les autorités devraient mieux tenir compte”

Stéphane Rutté administrateur/gérant de David Lloyd Belgique:

“Le sport n’a jamais été aussi essentiel dans nos vies que durant cette crise sanitaire. Tant par l’immunité qu’il procure que par les bienfaits sur notre santé physique et psychique. Cette tendance s’est amplifiée encore plus rapidement ces derniers mois. Nos clubs qui sont des vraies entreprises sont encadrés par des équipes professionnelles, ils sont nettoyés en permanence, ils disposent d’espaces extérieurs et permettent un respect strict des protocoles indispensables à une pratique sportive sans risque. Le rôle social de nos clubs n’est plus à démontrer tant pour les enfants que leurs parents et grands parents. La disponibilité de grands espaces intérieurs et extérieurs doit nous permettre de réouvrir le 1ier mars au plus tard !”

Pierre Rousseaux fondateur Yoga Room :

“Je suis inquiet de la vision du bien-être que se font nos politiques. Quand on sait qu'avec l'alimentation et le bon sommeil, l' activité physique est un des 3 piliers du bien-être et d' une bonne santé , je ne comprend pas qu'on nous ignore de la sorte depuis maintenant 180 jours. Et ce n'est pas comme si on s' adressait à quelques personnes en Belgique. Une grande majorité des belges, 20%, font du sport au moins une fois par semaine. Mais depuis 180 jours, ils n'en font plus, et on s’étonne que le moral des belges n’est pas bon. Sans oublier les milliers d'emplois directs et indirects, qui sont à l'arrêt s’ils ne sont pas déjà perdus, et les centaines de faillites qui vont suivre. A la Yoga Room, ce sont 80 personnes qui sont aujourd'hui payées par l'état alors qu'on serait ravis de les payer nous mêmes avec le fruit de notre travail.”






#SportisEssential

est un collectif d'enseignes sportives bruxelloises pour la réouverture

des salles de sport